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 Ajax

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Ajax
Chevalier de Bronze du Cygne
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MessageSujet: Ajax   Dim 3 Avr - 12:49

Aujourd'hui, j'ai 44 ans. Et me voilà devant cette fameuse route menant au si secret Sanctuaire d'Athéna.
Je me nomme Ajax, tel est le prénom que m'ont choisi mon père, Deil, et ma mère, Sélène.
Mon père était le chef de la pègre athénienne, il était le maître du côté sombre et caché de la ville d'Athènes. Ma mère, elle, était l'opposé de mon père. Elle était prêtresse. Prêtresse au temple d'Athéna. Association paradoxale me direz-vous. C'est pourtant de l'amour entre un bandit et une prêtresse que je suis né. Ma mère n'ayant put caché sa grossesse, elle fut exclue du temple et mon père la recueillit. C'est donc du côté sombre que je suis né, chez mon père.
Ma petite enfance fut peu désagréable. En effet, outre les quelques réprimandes que je subissais de temps à autre, j'étais plutôt choyé et dorloté. Hélas pour moi, cette félicité ne dura pas. Étant son unique fils, mon père voulait faire de moi son successeur, c'est pourquoi il m'enleva des appartements de ma mère un jour qu'elle priait (ma mère était restée extrêmement dévouée). Depuis ce jour, je quittai la pureté de l'enfance et je plongeai dans l'obscurité prévue par mon père. Ce jour là, j'avais sept ans, trois mois et dix-sept jours. Ce jour là j'ai commencé à être ce que je suis, un assassin. Oui, je suis un assassin, un porteur de mort, un messager d'Hadès. De cette enlèvement à ma onzième année, je ne connus que l'entraînement intensif de maîtres assassins. Puis, lorsque j'eus onze ans et six mois, je commençai mes premiers contrats. Ceux-ci ne devaient pas êtres trop éprouvant pour mon corps, qui s'épuisait plus rapidement dû à ma croissance. C'est ainsi que jusqu'à mes dix-huit ans, je façonnai mon corps pour devenir une arme ultime. J'étais rapide, j'étais agile, j'étais intelligent, j'étais fort, mais j'étais seul. Je n'étais qu'une ombre qui errait. Là où je passais, la mort me suivait. A mon nom sont associés de nombreux meurtres. Pourtant, lors de ma 33ème année, je disparus. Ayant été magnifiquement bien formé, personne ne sut où j'étais et pourquoi j'avais disparu. Ce trou dans ma vie, je vais vous l'expliquer.
Un jour, profitant d'une de mes rares permissions, je me baladai dans la ville, lorsque que l'aperçus. Elle. Elle qui était assise au bord de la fontaine. Elle trempant sa main dans l'eau cristalline. Elle et ses cheveux qui descendaient le long de son dos tel une cascade. Elle c'était Kathia et c'est elle qui fut ma lumière et la mère de mes enfants.
Voilà, le jour ou je disparus, je cessai d'être l'assassin pour devenir l'homme. Je vécus heureux avec cette femme durant dix magnifiques années.
Pourtant, mon passé me rattrapa. Ayant disparu, mon père voulut un autre héritier, hélas, ma mère était trop vieille et il l'exila dans une petite île dans la baie d'Athènes. Quant à lui, il essaya de concevoir un autre héritier de sang, mais il n'y parvint jamais. C'est ainsi que mon père est mort. Et même mort, son emprise sur moi était toujours là. Car un jour que j'étais allé chercher de l'eau à la rivière, je retrouvai ma maison brûlée, mes enfants pendus, et ma femme, nue et sûrement violée, égorgée. Sur un mur, écrit avec du sang était marqué « Tu ne peux m'échapper ». Ce jour là je ne peux vous le raconter avec précision, je ne me souviens que d'images floues, de cris d'agonies, de sang écarlate et d'une odeur de brûlé. Ce soir là, je suis entré dans une tel rage que le peu de personne qui s'en souvienne raconte qu'ils ont vu un démon entouré d'une sorte d'aura. Le seul souvenir dont je me souvienne clairement est celui ou, assis sur le corps de Athem, le bras droit de mon père et le nouveau chef, je vis le corps inanimé de mon père, un morceau de parchemin entre les doigts. Je me souviens très bien de ce parchemin. C'est l'ultime lettre de mon père à son fils. Son dernier message. Je me souviens très bien avoir réalisé que mon père ne pouvait avoir commandité ce meurtre, son corps montrant très bien qu'il était mort depuis trop longtemps. Je me souviens également avoir pris le parchemin d'une main fébrile et d'avoir lu les quelques mots que mon père avait put écrire avant de rendre son dernier souffle :

« Mon fils, je suis désolé. Pardonne un vieux fou qui n'a su comment réagir devant l'amour qu'il te portait, à toi et à ta mère. Je ne demande pas ton pardon pour ce que je t'ai fait subir, mais offre moi au moins une place dans ton cœur, au côté de ta mère. Je t'aime et je quitte cette terre empli de regrets et de pardon que je ne pourrais exprimer.
Ton père. »

Cette lettre, je l'ai toujours sur moi, elle ne me quitte jamais. Elle est dans ma poche, avec l'amulette de ma mère. Car elle aussi est morte. Après avoir débarrassé inconsciemment Athènes de son côté sombre (pour une courte durée, soyons réaliste), je voulus retrouver ma mère car mon père ne faisait pas mention de sa mort. Fouillant ses vieux dossiers avant que ceux-ci ne partent en fumée, je trouvai non pas une lettre de mon père excluant ma mère, mais une lettre de ma mère qui disait vouloir finir sa vie la où elle l'avait commencée, auprès d'Athéna, dans un de ses sanctuaire. Cette lettre mentionnait une île nommée Ohm, pas très loin dans le Golfe Saronique. Monnayant ma traversée, je quittai la ville le soir même en direction de l'île. Arrivé sur l'île, je me reposai de l'effort que j'avais exigé de mon corps malgré mon âge. Le lendemain, je me réveillai à l'aube et me dirigeai vers le village. A peine arrivé, je remarquai tout de suite le magnifique temple de marbre blanc dédié à Athéna. Je reconnus ma mère à l'instant ou je l'aperçus. Elle était là, devant l'imposante statue d'Athéna, en train de prier, comme elle avait l'habitude de le faire. M'approchant, je m'agenouillai devant la statue et commençai à prier Athéna comme ma mère me l'avait enseigné. Ses paroles, ce jour là, je m'en souviens très bien
:

- Ainsi tu es venu, mon fils.

- Oui mère.

- Tu en as mis du temps. Que faisais-tu ?

- Depuis que père m'a enlevé ? J'ai assassiné ... Puis j'ai vécu une vie avec une femme que j'ai ardemment aimé. J'ai eu des enfants aussi. Ô comme j'aurai aimé que tu les rencontres … Mais ce n'est pas possible … Tout autour de moi n'est que mort … Père est mort. Kathia est morte … Hippias et Anthéa sont morts … Tout autour de moi n'est que mort …

- Et ce sera bientôt mon tour.

- Non mère, ne me quitte pas toi aussi ! Que vais-je devenir après ? Rejoindre les rangs d'Hadès ? J'ai tellement rempli son royaume qu'il doit m'attendre dans son armée.

- Mon fils, as-tu aimé tuer ? Prendre la vie ?

- Non mère, je l'ai fait car on me l'a inculquer. Mon corps est une arme parfaite. Aussi rapide que puissant, aussi souple que raide ! Tuer ne m'a pas procuré de plaisir ni de haine. Juste de l'indifférence …

- Étais tu conscient que tu prenais la vie ? La savais-tu ? Qu'as tu ressenti quand tu as tué tous les soldats de ton père ?

- Comment le sais tu ?

- Mon corps est peut être loin de lui, mais mon coeur est resté à ses côtés. Je sais ce qu'il se passe là-bas et je sais qu'il m'attend. Alors, étais tu conscient ?

- Je … je ne pense pas. Je n'avais pas les mêmes pensées autrefois …

- C'est parce que tu n'étais pas encore éveillé dans le monde. Ta formation t'avais enfermé dans une coquille. Ta femme t'en a libéré, mon fils ! Vois tu maintenant comme le ciel est beau ? Ressens tu la paix et la sérénité émaner de cette statue ?

- Je … je ressens du calme, de la paix. Je me sens bien.

- Ressentais tu cela lorsque tu tuais ?

- Non … parfois de la colère, de la haine, mais je n'en tirais jamais satisfaction …

- Alors d'après toi, peux tu rejoindre les armées d'Hadès maintenant ? Peux tu te battre pour un dieu qui n'a d'yeux que pour la place de son frère ? Va vers Athéna, et tu trouveras cette paix.

- Pourquoi Athéna ? Pourquoi pas Zeus ou Poséidon ?

- M'écoutes tu, fils ? Zeus, Poséidon et Hadès sont frères ! La guerre c'est entre eux qu'elle se passe !

- Mais Athéna n'a-t-elle pas elle aussi une armée ? C'est bien de cela que parle les textes antiques ! D'Athéna et de son armée de chevaliers ...

- De chevaliers qui défendent la paix, contrairement à ceux de Zeus, Poséidon ou Hadès qui se battent pour la victoire de leur dieu, pour eux ! Comprends tu ce que je veux te dire ?

- Oui mère, je comprends.

- C'est bien, mon fils … c'est bien. S'il te plaît, aide moi à me relever, à mon âge, mon corps n'est plus tout neuf.

La tenant par le bras, je la relevai et l'emmenai dans sa chambre à l'intérieur du temple. Je l'allongeai sur le lit, et, malgré le fait qu'il ne soit que midi, elle s'endormit. Ce jour la, j'ai perdu le dernier être qui m'était cher. Je su qu'elle m'avait quitté lorsqu'elle ne se réveilla pas pour aller prier. Je n'ai pas pleuré ce soir la. J'ai embrassé ma mère sur le front, pris son collier, je l'ai mis autour de mon coup et je suis parti. Je savais où allé pour rejoindre Athéna. Ma mère me l'avait souvent montré. Ce fameux chemin qui mènent à un lieu secret, connu seulement de ceux qui l'on traversé. J'étais décidé. J'étais prêt.

- Ma vie … quelle drôle de pensée. Alors que je suis sur le point d'aller prêter ma force à Athéna, voilà que je repense à toute ma vie … Serais-ce la fin ? Non, non ce n'est pas la fin ! C'est le commencement !
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