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 Leviathan

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Calian

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MessageSujet: Leviathan   Mar 25 Jan - 22:18

Je suis Leviathan. Je suis né sur Kéa, petite île de la mer Egée.
Je dois mon nom à mon père, Atkas, et à ma mère, Solène. Mon père était le Chef d’un petit village rebelle de l’île. Pourquoi rebelle ? Simplement, parce que mon père et ses acolytes ne respectaient en rien les préceptes de la déesse en laquelle j’ai foi aujourd’hui. Notre village vivait de pillages en tout genre. Nous excellions dans l’art maritime. Nous n’étions qu’une toute petite communauté mais notre flotte était reconnue dans toute l’archipel des Cyclades. Les bateaux qui naviguaient autour de notre île étaient nos proies les plus évidentes : nos fiers guerriers prenaient un réel plaisir à massacrer l’équipage et à s’emparer des vivres et trésors dissimulés dans les caves.
Peut-être commencez-vous à comprendre pourquoi mon père m’a prénommé ainsi. Il voyait en ce prénom ma destinée. Je devais prendre sa relève et continuer à terroriser les navires que l’on croisait.

C’est dans ce climat que j’ai évolué. J’ai toujours eu conscience de cette tâche que mon père voulait me confier, et ce fut un poids très dur à porter. Cependant, c’est aussi grâce à cela que j’ai acquis tant de connaissances.
J’étais très proche de mes parents. Ma mère m’enseigna l’art du tissage et des nœuds marins ainsi que l’écriture et les mathématiques. Mon père quand à lui m’entrainait chaque jour à la lutte au corps à corps, ainsi qu’au tir à l’arc. Arme fort utile lors de nos abordages... J’avais également un précepteur, homme fort instruit, qui m’enseigna tout ce qu’il fallait savoir sur l’océan : les coquillages, les mammifères marins, la pêche ainsi que la natation. Il s’agissait d’une discipline où j’excellais.

Toute mon adolescence fut rythmée de la même façon. Ma mère venait me lever aux premiers rayons du soleil. Nous discutions beaucoup elle et moi, de son amour pour la beauté de notre île, de son amour pour mon père, son attrait pour la nature... Puis nous nous mettions au travail, nous commencions toujours par des exercices de lecture, ma mère tenait à ce que je sois une personne instruite, elle aimait beaucoup à me voir me réfugier dans les livres comme j’aimais le faire dès que j’en avais la possibilité. Puis nous passions aux exercices pratiques qui facilitaient la vie sur les navires : je m’exerçais le reste de la matinée à faire des nœuds marins et à tisser. Nous déjeunions ensuite avec mon père. Mon père était un homme impassible, je n’ai jamais réellement su les sentiments qu’il éprouvait pour ma mère, ni même pour moi. Cette froideur qu’il dégageait... aujourd’hui encore, je ne sais dire si elle me fascinait ou si elle m’effrayait. A la fin du repas commençait mon entrainement physique avec mon père. Je passais une grosse partie de l’après midi à me rendre utile auprès des villageois. Je coupais du bois pour la construction des bateaux, transportais les trésors accumulés lors des voyages de notre flotte, faisais du jardinage pour les vieilles personnes, allais pêcher, creusais des fossés pour enterrer nos défunts guerriers... Tout cela me permis de tisser des liens forts avec les villageois et surtout de développer mes capacités physiques. Bien évidemment, je ne serai pas l’homme que je suis aujourd’hui si je m’étais contenté de ces exercices. Mon père prenait ensuite le relais. C’était un homme très agile et très puissant, il fut sans aucun doute mon meilleur maître ! J’appris les rudiments d’un grand nombre d’armes et développa mon art du combat à mains nues avec lui.

Le jour de mes 16 ans fut un jour particulier, celui où je me rendis compte de la cruauté de mon village. C’est ce jour que je pris part pour la première fois à l’attaque d’un navire.
Mon père m’avait prévenu :

-« Leviathan, mon fils, il est grand temps pour toi d’accomplir ta destinée. »
-« Qu’entends-tu par là père ? »
-« Un bateau arrive à proximité de notre île, constitue un équipage à l’aide de Krakos (c’était le bras droit de mon père), puis va accomplir ta destiné »
- « Tu seras fier de moi. »

Je réunissais donc un équipage avec Krakos puis nous partîmes à l’assaut de ce bateau. Je dois bien avouer que cette expérience fut pour la moins perturbante. J’assistais à un massacre en bon et dû forme. Nous ne fîmes aucun survivant, les hommes adverses combattaient et tombaient un à un. Le sang et les cris emplissaient mon crâne tout cela était insupportable. Je n’étais pas préparé à tous ces événements.
A mon retour, je parlais pendant de longues heures à ma mère. Je lui expliquais à quel point toute cette violence m’avait chagriné. A son tour, elle m’expliqua que j’étais un homme et que je me devais de faire à face à ces violences, que c’était la seule façon que nous avions de nous nourrir, de vivre normalement. Je sentais néanmoins dans son regard qu’elle approuvait mes paroles mais qu’elle ne pouvait pas aller à l’encontre des faits de son bien aimé.

Par respect et par amour aussi, je continuais à vivre comme cela pendant de nombreuses années. Peu à peu, je me renfermais et oubliais toute cette violence. Je devenais ce que mon père avait toujours souhaiter, un Leviathan. J’appris beaucoup lors de ces batailles, je fus à de maintes reprises blessé mais je su toujours me relevé, jusqu’au jour où...

-« Leviathan, un bateau est à l’approche ! »
-« Je m’en occupe ! »
Mais cette fois, c’était différent... Mon père se joignit à l’équipe, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas partagé un tel moment avec moi. C’est sur ce bateau, celui que nous nous apprêtions à piller que je découvris la plus belle femme que j’ai pu voir au cours de ma vie. Elle avait la peau blanche et lisse, ses cheveux étaient blonds et bouclés, elle incarnait la beauté à l’état pure.
-« Noooooon »
Mais il était déjà trop tard, un homme de notre équipage avait déjà jeté cette personne par dessus bord. Ce fut un déchirement... Tout cela réveilla mes doutes quant à ma destinée...

En rentrant au village, je me réfugiais chez moi... Cette scène défilait sans cesse devant mes yeux... Comment pouvions-nous ôter à toutes ces personnes leur droit à la vie ? Pourquoi ne pouvions nous pas vivre en autarcie et laisser en paix les bateaux ? Pourquoi ?

C’est à ce moment que j’ai pris la décision de fuir ma destinée... Quitter ma famille, mes amis et mon village. J’écris une lettre à ma mère et à mon père ce jour là, pour leur confier mon mal être et mon amour pour eux. Je pris ensuite un petit radeau... Après de nombreux jours de dérive,...

J’ai beaucoup souffert de l’absence de mes parents et de mes amis, mais aujourd’hui, je sais que j’ai pris la bonne décision. Il semblerait que mon village ne soit plus le même... Il ne vit plus sous les mêmes traditions, les pillages ne sont plus le lot quotidien. L’agriculture et la pêche sont de mises, le village s’est rapproché d’un village voisin et s’est agrandi, s’est accoutumé à leur mode de vie. J’ose parfois espérer que c’est mon départ précipité et la lettre que je leur ai laissée qui a été l’élément déclencheur de ce retournement de situation. Je retournerai un jour voir mes parents pour leur crier mon amour, pardonner mon père et leur dire ma fierté quand à ces bouleversements.

Ce périple en radeau fut l’une des épreuves les plus éprouvantes de ma vie de jeune homme. Plusieurs journées passèrent sans que je ne puisse apercevoir les côtes grecques ou le moindre navire. Je sentais mes forces m’échappaient ; la peur, la faim et la soif tiraillaient mon corps et mon esprit... Mon cœur était déchiré, tout mes proches me manquaient. Je pensais ne pas survivre à ce voyage, et pourtant...
J’aperçus au loin un navire, un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir, sa coque resplendissait, ses voiles se laissaient bercer par le vent et sa proue fendait les vagues avec aisance. Plus il se rapprochait, plus je le percevais distinctement. Son nom était Leviathan. Simple coïncidence ou nouvelle destiné ? C’est alors que je perdis connaissance.
A mon réveil, j’étais entouré d’hommes, pour la plupart fort et beau. Mon premier sentiment fut étrange. J’étais partagé entre le bien être, la joie, et le mal être et la peur. Comment ces sentiments pouvaient-ils se mêler de cette façon ?
Les hommes du bateau m’expliquèrent qu’ils étaient de servants chevaliers de la Déesse Athéna, grande protectrice de la paix sur Terre. Ils m’offrirent un bon repas et me permirent de me reposer.
Je mis longtemps avant de comprendre la détresse de mes sentiments. Jusqu’au jour où après une longue discussion avec plusieurs homme de l’équipage, tout devint clair.
Cette jeune femme, celle qui avait réveillé mes doutes... Elle était comme eux... Elle était l’incarnation de la beauté, et ces hommes, eux, étaient l’incarnation de la bonté...
J’étais heureux, évidemment, car je me sentais proches de ses hommes et de leurs idéaux mais j’étais effrayé bien évidemment. Ces hommes me rappelaient mon passé et cette dure journée... Et surtout, il réveillait en moi mes envies les plus profondes... Je repensais aux conversations avec ma mère sur la beauté du monde, de la nature, de cet amour qu’elle avait pour mon père, toutes ces choses qui me tenaient à cœur... Voilà ce que je voulais être, un défenseur de l’humanité, de la paix, partager des moments avec des compagnons d’armes, voyager et former de jeunes gens. Tout était si évident sur ce bateau, je voulais être comme ces personnes, au service d’une cause que j’estimais juste et noble. Mais comment un homme comme moi pourrait un jour prétendre à ce statut ?

A mon arrivé sur les côtes grecques, je remerciais chaleureusement l’équipe du navire. Je découvris ensuite des terres inconnues et des façons de vivre bien différentes de la mienne mais qui me correspondaient bien plus... C’est dans une petite taverne que je fis la connaissance d’un petit homme sage.

-« Jeune homme, je ne t’ai jamais vu par ici, aurais-tu perdu ton chemin ? »
-« En quelque sorte, je cherche à fuir ma destinée... »
« Haha, la destinée, quel drôle de notion ! Ne sais-tu pas que le seul maître de ta destinée, c’est toi ? »
-« ... Comment pourrais-je oublié tout ce que j’ai vécu ? »
-« En prenant en main ton destin... »
-« Mon destin... Ce que je souhaite, c’est gravir le chemin de la rédemption et servir l’humanité. Je veux servir une noble cause, protéger les plus faibles et la beauté du monde, préserver la paix, ne plus voir les gens souffrir... Je veux être comme les hommes que je viens de rencontrer, au service d’Athéna ! »
-« Tu es un homme robuste, tu as l’air droit et impartial, suis moi, je vais te guider vers ta destiné... »
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