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 Adapa

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Atrahasis

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MessageSujet: Adapa   Lun 22 Nov - 0:33

Éridou est la ville du dieu Enki, le dieu des eaux et le plus sage d'entre tous. Leurs habitants avaient juré fidélité envers les dieux du panthéon de Sumer. Jamais ils ne devaient les dépasser. Chacun des prêtres avaient entendu parlé de guerriers qui possédaient des pouvoirs divins. Mais tous les prêtres de la région de Sumer avaient exigé que personne ne tente de se rapprocher des dieux en apprenant des techniques divines.

Adapa, un orphelin, vivait au temple de l'Éabzou. Il avait été recueilli par les prêtres, à la demande de leur dieu, Enki. Naturellement, les prêtres lui apprenaient la pêche, l'une des principales activités liées au commerce de la ville. Déjà, à 13 ans, il était très doué et les poissons ne lui échappaient que très rarement.

Il priait tous les jours son dieu qui descendait parfois sur terre, dans son temple, pour parler aux prêtres pendant leurs songes. Adapa le pêcheur était lui aussi destiné à devenir prêtre. Il rêvait aussi de son dieu qui lui parlait et lui apprenait tout ce que les hommes doivent savoir. Les jours étaient paisibles car le dieu ne souhaitait pas la guerre. Parmi les prêtres, Adapa était le meilleur de ceux qui savaient reconnaître les signes que le dieu lui envoyait. Il était de ceux qui pouvaient entendre le mieux les mots du dieu dans son rêve. En fait, le dieu Enki avait établit son destin : ce serait un oracle sumérien, un Agbal ! Mais les dieux de cette région avaient exigés qu'il réussisse une épreuve pour devenir Abgal. Il devrait avoir une confiance aveugle envers eux. Même devant l'évidence, il devrait faire un choix de confiance. S'il échouait, jamais plus il n'aurait l'occasion de devenir un Agbal. Ainsi avait été écrit le destin d'Adapa.

Un jour qu'il pêchait, une tornade emporta son bateau trop loin. Il se retrouva sur une île déserte. Du moins, pas si déserte que ça. Il rencontra un homme qui semblait vivre seul, en ermite. L'homme se faisait appeler Xisouthros. Il connaissait parfaitement les coutumes sumériennes. Pourtant, son nom était grec. Il disait aussi qu'il possédait des pouvoirs divins. Adapa prit peur, car il connaissait l'interdiction de se servir de techniques divines. Xisouthros le rassura et lui dit que cette île était protégée par Athéna.

Curieusement, Xisouthros semblait connaître Adapa. Il ne paru pas surpris d'apprendre que le petit pêcheur avait été recueilli par les prêtres de l'Éabzou ; ni qu'il avait été sauvé par un homme en pleine mer. Xisouthros lui dit qu'il était prêt à transmettre ses pouvoirs à quelqu'un. Il dit à Adapa qu'il avait rêvé qu'un pêcheur serait son élève. Mais ce dernier refusa.

Xisouthros en était attristé. Il venait de retrouver le bébé qu'il avait sauvé d'une tempête, au péril de sa propre vie. C'est lui-même qui lui avait donné ce nom, afin qu'il devienne quelqu'un d'important. Les dieux lui avait assigné la tâche de retrouver celui qu'on appellerait Adapa, car celui-là même aurait alors le destin d'un Abgal. En le nommant Adapa, le grec avait scellé son destin 13 ans auparavant.

Cette nouvelle rencontre, il la voyait comme un signe d'Athéna. Il aurait souhaité lui enseigner tout ce qu'il pouvait savoir. Mais comment Adapa aurait-il pu connaître tout ça ? Comment pouvait-il seulement se douter que son destin avait été tracé quand Xisouthros l'avait nommé ? Il ne pouvait rien lui dire. Sans doute était-ce sa fierté ou pour ne pas devoir tout raconter à Adapa.

Avant de réparer son bateau, Adapa devait dormir sur cette île. Alors, il fit un rêve où, comme d'habitude, son dieu lui parla. Celui-ci lui accordait d'apprendre les techniques divines des guerriers d'Athéna. Mais il ne devrait jamais les utiliser hors des régions protégées par la déesse grecque. S'il devait le faire, il risquait d'être puni par les autres dieux de Sumer, notamment An, le roi des dieux sumériens.

Automatiquement, Adapa revint voir l'homme. Il lui raconta son rêve. Xisouthros sourit. Mais Adapa ne souhaitait pas rester. Il apprendrait ce qu'il devait apprendre le temps que son bateau soit réparé. Après quoi, il repartirait. Cela suffit pour Xisouthros qui devint son maître.

Au fil du temps, Adapa apprit à connaître un peu plus son maître, même si celui-ci restait toujours discret sur son passé. Xisouthros ne vivait pas vraiment seul. Il avait épousé une prêtresse d'Athéna. Tous deux vivaient sur l'île. Un jour, Adapa osa demander pourquoi ils restaient sur cette île. Le maître prit un air grave. Il lui dit seulement que l'île était protégée par Athéna et qu'il ne pouvait pas en partir sans risquer le courroux des dieux de Sumer. Il s'était souvent battu au nom d'Athéna, et parfois même contre des dieux. Il prétextait une retraite bien méritée.

Visiblement, le maître n'était pas aussi jeune qu'il y paraissait. Sans doute cette île ou quelque chose préservait la jeunesse du couple. En réalité, elle était un lieu de recul et de méditation où le temps ne compte plus. Il avait connu le réconfort d'une prêtresse qu'il avait épousé. C'était le désir des dieux et d'Athéna qu'ils restent ainsi, aussi jeunes qu'autrefois. Xisouthros n'avait fait que d'écouter sa déesse qui avait sans doute un destin pour lui.

Le maître d'Adapa lui parlait des éléments. Athéna était la protectrice de la terre et des hommes. C'était la déesse de la sagesse. Elle était aussi déesse de la guerre et de l'amour. En tant que déesse de la guerre, elle s'opposait à Arès, la guerre violente et gratuite. Elle représentait la guerre utile et réfléchie. L'amour qu'elle portait aux hommes et toutes ces qualités avait séduit Adapa. Xisouthros précisa qu'elle était la déesse qui se rapprochait le plus du dieu Enki de Sumer. Voila sans doute pourquoi son dieu lui avait accordé cet apprentissage.

Le maître grec parlait aussi de ses techniques. Il apprit à Adapa que chaque éléments pouvaient être maîtrisés par les hommes, aussi bien le vent que les pierres ou l'eau. Même le feu qui est en chacun de nous peut être contrôlé. Le disciple ne mit qu'un an pour arriver à maîtriser les vents. C'est le temps qu'il prit aussi à réparer son bateau.

Il était tant pour lui de partir. Il avait appris une technique, mais il pourrait en apprendre d'autres par lui-même. Cependant, il se souvenait que le dieu Enki lui avait interdit de pratiquer cette technique avant d'arriver à Éridou. Et même là-bas, il devrait faire attention. Le bateau réparé, la veille de partir, le pêcheur fit encore un rêve où son dieu lui prodigua ses dernières recommandations, au cas où il serait surpris par les dieux. Adapa s'en alla. Mais les vents redoublèrent de puissance. Il fut contraint de se servir de la technique qu'il avait apprise de Xisouthros pour ne pas sombrer dans la mer.

Arrivé à la terre ferme, sur une autre île, des gardes l'entourèrent et lui dirent de le suivre en haut d'une montagne. Ils l'enfermèrent dans une prison et le gardèrent pour ne pas qu'il s'échappe. Il devait attendre d'être jugé pour sorcellerie. Ce sont les dieux qui avaient donné l'ordre aux prêtres de le punir pour avoir utilisé une technique divine.

Les gardiens de sa prison étaient les anciens amis du pêcheur. Adapa leur raconta qu'il avait tout appris d'un Athénien. Il leur demanda d'aller prier leur dieu au temple de l'Éabzou.

Cette fois-ci, c'est le dieu An qui descendit sur terre pour parler aux prêtres en rêve. Il leur raconta qu'il souhaitait mettre Adapa à l'épreuve. Les prêtres devaient lui proposer à manger et à boire. S'il acceptait, c'est qu'il était prêt à devenir un Agbal, l'équivalent des oracles pour les dieux sumériens. S'il refusait, il serait châtié hors des terres sumériennes. Car tel avait été le destin de cet enfant : devenir Agbal.

Adapa se souvint de la recommandation de son dieu. Il lui avait raconté qu'un jour, il devrait refuser la nourriture et la boisson qu'on lui offrirait, car elles seraient empoisonnées. Naturellement, il refusa la nourriture et la boisson que les prêtres lui donnèrent, de la part du dieu An. Alors, ils se mirent à rire. Ils lui dirent qu'il venait de refuser la nourriture de vie et la boisson de vie, qui offrent l'immortalité. Il aurait pu devenir un Agbal pour les dieux de Sumer. Adapa n'avait pas assez fait confiance aux dieux. Il avait échoué dans son épreuve. Il ne serait pas Agbal.

Châtié, il revint voir son maître pour lui demander pourquoi son propre dieu lui avait dit de refuser ce présent. Xisouthros lui répondit qu'il ne pouvait pas le mériter de cette façon. L'immortalité est une chose. Mais seuls les actes que l'on fait nous permettent de rester immortel dans le cœur de ceux que l'on aime et qui se souviennent de ce que l'on a fait.

Alors il lui raconta la vérité. Les dieux de Sumer lui avait demandé de trouver celui qui se ferait nommé pour la première fois Adapa, afin qu'il devienne un Agbal. Il devait rester sur l'île en méditation pour entendre raisonner le nom dans sa tête et pour aller le chercher au nom des dieux. Mais la prêtresse lui avait appris qu'un bébé serait noyé lors d'une tempête s'il ne le sauvait pas. Il était parti sauvé le bébé en pleine mer. Après quoi, il avait mis pied sur Éridou pour le confier au prêtres, au nom du dieu Enki. On lui demanda le nom du bébé. Comme il ne le connaissait pas, il avait improvisé. C'est ainsi qu'il l'avait appelé Adapa. Alors, le nom avait résonné dans sa tête. Il avait fait d'une pierre deux coups. Mais les dieux de Sumer avaient trouvé ça un peu facile. C'est pourquoi ils ne l'aimaient pas. Il changea son nom sumérien Ziousoudra en un nom grec, Xisouthros. Plus tard prêta allégeance à Athéna pour la prêtresse. La déesse le protégerait aussi longtemps qu'il resterait sur l'île.

Enfin, il lui dit que s'il avait acquis l'immortalité de cette façon, il aurait eu une vie longue et infinie, mais tellement ennuyeuse ! Il devrait acquérir cette "immortalité" en devenant chevalier.

En effet, Xisouthros voyait en lui un grand chevalier. Il devrait pour cela continuer à apprendre la nature et les combats. Mais il devrait le faire au sanctuaire d'Athéna. Lui ne pouvait plus rien lui appendre, pour une raison qui paraissait obscure.

Le petit pêcheur avait été puni par ses dieux. Plus jamais, il ne pourrait entendre son dieu en rêve, car il ne pourrait jamais devenir un oracle sumérien. Mais Adapa ne s'en fit pas pour autant. Déçu par ses dieux, il voyait un espoir en devenant chevalier. Il pouvait enfin devenir quelqu'un d'important. Son maître le lui avait prédit. Athéna étant la plus proche déesse grecque de son dieu, il partit donc pour Athènes où il se mit à la recherche d'une voie sacrée qui, d'après Xisouthros, était le chemin qui le mènerait à Athéna.
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