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 Muichkine

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Ancien Oracle d'Athéna
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MessageSujet: Muichkine   Mar 9 Fév - 1:30

Né à Sparte, Muichkine, après la mort prématurée de ses parents, fût recueillit par Pallas Sogol, un vieil homme très respecté à Sparte pour son savoir et sa sagesse. Issus d’une vieille famille Spartiate honoré pour des actes militaires et de bravoures, Pallas a toujours enseigné à Muichkine depuis son plus jeune âge, l’héritage de sa famille d’adoption. Parce qu'ils croyaient en la sagesse, la raison et le combat juste, loyale, on ne sait depuis quelle génération mais les ancêtres de Pallas ont toujours confier la pérénité de la famille à la déesse Athéna. Pallas était aussi un érudit et un musicien. Un joueur de lyre qui charmait un auditoire très attentif lors des syssities. On louait son talent même au delà de la cité. 
Les deux rois alors en place à Sparte avaient bien connu le père de Pallas, le général Sogol et surtout ses exploits militaires. Ils étaient tous deux amateurs de la lyre enchanteresse de Pallas et s’empressèrent de lui offrir, en souvenir de leur attachement à la famille, une lyre construite avec les matériaux les plus nobles, les plus précieux et résistants du royaume. Une lyre qui brillait comme la lame tranchante d’une épée et dont les cordes saillantes chantaient des mélodies encore plus envoûtantes. On disait même que cette lyre était magique, qu’elle avait le pouvoir, par la pureté de ses sonorités de capturer, de figer et d’hypnotiser son auditoire. Une légende qui amusait beaucoup Pallas. Lorsqu’il raconta cette histoire, Muichkine était alors âgé de 10 ans et buvait les paroles de Pallas. Ce qui sortait de la bouche de ce vieil homme était sacré et son enseignement, précieux. Qu’il s’agisse de l’art du combat, de la philosophie, de la littérature ou de la musique, de sa foi, Pallas était bien plus qu’un père, c’était un maître passionné et passionnant.
La musique ne tarda pas à être plus qu’un enseignement mais un art qu’ils pratiquèrent ensemble. Muichkine avait même l’honneur, avec l’ancienne lyre de Pallas de l’accompagner lors des rassemblements festifs. Mais le temps passait et Muichkine grandissait. Pallas, lui jadis si vaillant se courbait de plus en plus et ne pouvait plus participer aux repas de la ville. Maintenant Muichkine jouait seul et enchantait les Syssities. Son visage gardé les traits fins d’un enfant mais il devînt très vite un athlétique jeune homme d’une grande beauté. Son regard bleu et profond avait raison de la plupart des jeunes héritières de la cité. Pourtant, Muichkine ne se préoccupait que d’une chose. Une seule chose le rendait malade et malheureux. Pallas était de plus en plus faible, et restait la plupart du temps allongé. Vînt le temps d’un adieu solennel qui frappa le destin de Muichkine.



- Muichkine, mon fils ...
souffla Pallas.
- Oui, père.
Muichkine assit à ses côtés, épougea avec un linge humide le front fièvreux de Pallas.
- Je t’ai toujours aimé comme ma propre chair. Tu m’as rendu si heureux... 

Il toussa violemment.
- Il est venu le temps où tu dois savoir ...

- Qu’est ce que je dois savoir ?
- Tu dois savoir que je connaissais ton défunt père. 
C’était un des valeureux combattants de la garde royale. Un des plus beau combattant que Sparte n’ai jamais connu. Jeune et intrépide, il n’avait peur de rien. Ta mère est morte quelques semaines à peine après ta naissance. Et ton père me confiait souvent ton berceau. Le soir de la mort de ton père, j’ai vu fuir une bonne quinzaine de soldats. Si ton père est mort, c’est en partie car ton père devait succéder au mien et que la convoitise provoque bien des malheurs. Si Nikos avait su ...
Muichkine serra le poing.

- Nikos, n’est-il pas aujourd’hui l’un des dix généraux de Sparte? Et qu’est ce qu’il ne savait pas ?

- Oui, c’est bien lui... Nikos était l’autre prétendant au titre de général, et aussi l’assassin de ton père. Ce soir là, il n'a pas pensait un instant qu’on n’ai pu le voir, mais je l’ai bien reconnu. Et ce qu’il ne savait pas, c’est que ton père avait refusé le grade de général peu de temps avant lors d'une entrevue avec le général Sogol. Pendant cette discussion il lui a raconté que lorsqu’il n’était encore qu’un jeune garde, on lui confia la sécurité et la surveillance d’un convoi qu’il devait mener jusqu’à Athène. Avant même d’y arrivée, lui et les quelques soldats qui accompagnaient le convoi durent se battre vaillamment contre une centaine de brigants. Trop peu nombreux, ils ne pouvaient pas s’en sortir. Mais alors que les soldats Spartiates tombaient un à un courageusement dans la bataille, une dizaine d’hommes richement protégés par des armures étincelantes prirent part au combat avec les survivants de la garde dont ton père. Aussi étonnant que celà puisse paraître, ces étrangers vinrent à bout des pillards. Du convoi... il ne restait que ton père. Il était seul survivant de cette tragédie. Seul qui pouvait relatait ces faits. Ces chevaliers n’ont jamais voulu lui dire qui ils étaient mais seulement qu’ils servaient la déesse Athéna dans un lieu tenu secret qu’ils nommaient “le sanctuaire”. Ils s’étaient passés bien des années sans que ton père ne dise mot de ce qu’il s’était réellement passé lors de ce convoi. Maintenant que ta mère n’était plus de ce monde, son destin était tracé. Il n’a jamais pensé que ces hommes étaient arrivés par hasard. Par gratitude envers la déesse, il voulait partir pour Athène à la recherche du sanctuaire et lui offrir sa modeste de vie de Spartiate. Mon père le prit pour un fou mais accepta péniblement sa décision. Muichkine, j’étais présent lorsque ton père a succombé aux multiples coups de cette horde de soldats qui le poursuivaient dans les rues de Spartes. Je suis arrivé trop tard près de lui et malgré ma colère je ne pouvais poursuivre ces meurtriers, je devais dans un premier temps essayer de te sauver. Ton père gisait sur le sol. Je me suis tourné vers toi. Tu était sagement installé dans un panier où tu dormais. Je me suis alors juré de t’élever et de te chérir jusqu’à ce que ...
Pallas toussa et se racla la gorge.
- Une dernière chose, Muichkine. Prends la lyre, elle est à toi. Quoi que tu fasses mon garçon, je te demande d’être droit, bon et juste. Ne laisses pas la colère te gagner...Je t’aimes, Muichkine...

Pallas laissa échapper de ses yeux rouges, une multitude de larmes silencieuses. Il ferma ses paupières et se laissa partir dans un repos éternel.

- Pallas !!! Pallas !!! Réveillez-vous ! Ne me laissez pas seul ! J’ai besoin de vous !

Muichkine ne pu retenir de chaudes larmes qui coulaient abondamment sur ces joues tandis qu’il essayé en vain de ramener son père à la vie.
- Pallas, mon père ! Ma raison ! Ma vie ! Ne m’abandonnez pas. 

Sa tête reposée sur le torse de Pallas et ses pleurs inondés le tissus encore chaud de sa robe. Muichkine comprit qu’il était trop tard. Il se retourna, prépara un sac de vivres, prit une épée et son fourreau et se dirigea vers la lyre qui trônait au dessus de la couche de Pallas. Il la glissa dans son sac et sans regardait derrière lui s’évanouit dans un épais brouillard.


Quand le général Nikos sortit du banquet, il était plutôt hagard et repus. L’ivresse l’avait pour ainsi dire quitté. Nikos était très grand et plutôt bien constitué. Sa masse corporelle occupait un espace conséquent et il se déplaçait en écrasant le pas. Sparte était déserte et seule une douce musique coexistait dans la moiteur de la nuit. Une sérénade invisible qui petit à petit devenait de plus en plus présente. Devant lui, Nikos aperçu une ombre fuyante.

- Qui va là !
Cria t’il en tirant son épée du fourreau et menaçant l’obscurité.
- Je suis derrière !
Nikos se retourna et reconnu Muichkine.
Ah c’est toi ! Tu m’as bien fais peur. Que fais tu là à une heure aussi tardive ? Tu devrais être avec Pallas, il a besoin de toi en ce moment... Je trouve qu’il ne va pas très fort.

Muichkine ne répondit pas et jouait de la lyre, les yeux fermés.
- Tu es bien insolent, jeune homme ! Répond où je te donnes une bonne correction !

- Viens me la donner cette correction, Nikos.
- Quoi ?!! Qu’est ce qu’il te prends, imbécile ! Ne vois tu pas que tu parles à un général !
Muichkine lui coupa la parole.
- Un général ... ou un assassin ? !!!
Le général comprit l’allusion et se lança sur Muichkine. Mais, le jeune garçon leste et agile, s’éclipsa. La lame de Nikos ne fendit que de l’air. 

Une voix retentit dans la nuit.
- Tu oublis Nikos, que celui qui m’a enseigné l’art de la guerre et du combat n’est autre que mon maître et père Pallas.
- Prends garde, petit où tu vas subir le même sort que ton vrai père !
La lame de Nikos fendit l’air de tous les côtés.

La lyre de Muichkine, se mit à jouer un air mélancolique qui portait toute la peine du garçon et dans l’obscurité, le seul reflet de la lune sur les cordes tendues de l’instrument suffirent à aveugler Nikos. 

Muichkine, meurtrit et profondément triste sortit des ténèbres en écartant la lame de l’assassin.
- Je te laisses la vie sauve car elle n’a que peu d’importance à mes yeux. Tu vis déjà avec le poids de ta faiblesse. Par contre je te prends ça.
Il arracha la seule médaille qui identifiait Nikos comme général aux yeux des habitants et disparu. A partir de cette nuit, on entendit plus parler de Muichkine, à Sparte et beaucoup regrettaient le son de sa lyre. Une rumeur circule dans la ville au sujet de Muichkine, on dit qu'il est partit à la recherche du sanctuaire pour honorer la mémoire de son père.
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