Forum du clan Athéna
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Bud

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Atmos
Ancien Oracle d'Athéna
Ancien Oracle d'Athéna
avatar

Nombre de messages : 8678
Age : 36
Date d'inscription : 14/09/2006

fiche
Niveau du chevalier: 8
Legion: Pas de légion

MessageSujet: Bud   Jeu 26 Fév - 20:18

Mon nom est Bud. Je suis né avec l'arrivée de l'été dans les environs de Mycènes, cité grandiose du roi Agamemnon.
Ma famille n'est pas riche, mais nous faisons ce que nous pouvons pour survivre mes parents et mon frère jumeau Kanos. Nous vivions dans une petite maison à proximité d'un village à l'Ouest de Mycènes, cultivant la terre et soignant quelques chèvres et moutons.

La vie me paraissait simple et me semblait pouvoir m'offrir milles destins à choisir. les récits des héros grecs emplissait mon esprit rêveur de milles aventures à vivre sous la protection d'Athéna la Guerrière ou de Zeus, le Père des Dieux, que vénérait mon père.
Ma mère, originaire du peuple nordique : Thrace, le regardait rendre hommage au Dieu des Dieux, d'un oeil ironique. Elle préférait le culte Chtonien, et se disait être sous la protection d'Athéna, déesse de la sagesse.
Pour ma part, je me moquais d'avoir la protection de tel ou tel Olympien, du temps que je pouvais courir sur la plaine, me chamailler avec mon frère et rêver d'aventure le regard tourné vers le large océan.

Seulement, voilà, un raid Thracien atteignit notre région et s'attaqua à des petits villages ou des maisons un peu isolées, comme la notre, au Nord de Mycènes. il n'y eu aucun survivant.
Les mycéniens du village voisin déclarèrent alors que quelqu'un avait dû attiré le courroux des Dieux pour que ces barbares arrivent jusqu'ici.... et leur regard se tournèrent vers ma famille, et vers mon père, qui avait osé épouser une de ces barbares et ternir la lignée des mycéniens et le sang Grec.

Je n'étais pas encore assez âgé pour me battre quand ils lancèrent leur expédition punitive et s'abattirent sur notre maison. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait : je voyais nos voisins se ruer sur notre petit bétail et les massacrer, ruinant au passage notre petit jardin.
Mon père me cria de fuir avec mon frère tandis qu'il s'emparait de son glaive.
Je restais un moment à le regarder, divisé entre l'envie de l'aider et me battre et celle de fuir en protégeant mon frère, plus chétif que moi.
Ma mère fit le choix à ma place: elle s'empara de ma main, fit de même avec Kanos et se mit à fuir.

Nous nous cachâmes dans un bosquet avoisinant. Des cavaliers passèrent à coté sans nous voir. Au bout d'un moment, j'entendis ma mère murmurer une prière à la déesse de la Sagesse, puis elle nous ordonna de rester là ou nous étions sans bouger d’un iota et disparut.....
Un long moment passa..... Rien ne bougeait.... Je passa la tête à l'extérieur des broussailles et ne vit rien d'inhabituel. Prenant la main de mon frère, je sortis et me dirigeât vers notre maison.... et l'horreur ,nous figea sur place.

Nos parents avait été massacrés, la maison commençait à brûler, le bétail avait été égorgé lui aussi... même Actos, notre vieux chien infirme n'était plus qu'une boule de sang.... l'horreur gagna mon cœur, suivi d'un sentiment de colère.

*c'était injuste. nous n'avions rien fait de mal.... pourquoi?*
Mes yeux me piquaient, je sentais de l’eau sur mes joues et la main de Kanos compresser mes phalanges. Mais je ressentais tout cela à travers un brouillard de rage mêlé d’impuissance… comment les Dieux avaient-ils permis une telle chose ?

Soudain un homme sortit de la maison, un gourdin sanglant à la main, sa tunique en lin tout aussi maculée de rouge.

"aha! je savais que vous reviendrez...."
L'homme se jeta sur nous, je poussais mon frère sur le coté... mais pas assez vite. Le gourdin le frappa à l'épaule et j'entendis clairement un CLAC tandis que ses os se brisaient et qu'il hurlait.
Une froide détermination s'empara de moi alors. Je ramassais un caillou et le jetait à la face de l'homme... et le touchait. Pendant un instant, il m'avait semblait sentir une chaleur autour de moi, comme si quelque chose, ou quelqu’un me soutenait... mais j'avais dû rêver. J’étais seul contre un assassin.

L'homme hurla et se rua de nouveau sur moi. Je restais sans bouger, ne m'écartant qu'au dernier moment. Je sentis le vent du gourdin me frôler et tapais avec un autre caillou que j'avais ramassé juste avant son assaut.... mais cela ne fit rien. L'homme m'envoya un coup de pied qui me fit roulait sur quelques mètres.

Je ne pouvais plus bouger, j'avais trop mal. L'homme se tourna alors vers mon frère, toujours prostré sur lui-même, tenant son épaule brisée, à moitié inconscient du danger.

Je voulais hurler mais rien ne sorti. L'homme fracassa le crane de mon frère sans que je ne puisse rien faire.

Ma colère se mua en sombre indifférence et surpassa ma douleur. Je me relevais un peu, ramassais un caillou et me remis dans la même position. L'homme se tourna vers moi et se rapprocha pour m'achever.
Alors qu'il se baissait pour vérifier si j'étais encore en vie, je le frappais à la tête, l'assommant par miracle.
L'homme s'effondra sur le sol. Je le frappais, encore et encore... Tout m'était indifférent... Que ce soit mon propre sort ou celui de l'homme désormais mort devant moi… J’avais tué un homme….
Je ne ressentais rien… ni joie, ni honte, ni regret….Mon cœur était vide… On m’avait tout pris : mes parents, mon frère adoré, ma maison…. Ma vie…. J’étais en vie alors qu’eux étaient partis rejoindre le Royaume d’Hadès… Plus rien ne m'importait à présent....
Je regardais autour de moi : plus un bruit, même pas un cri d’oiseau… tout était vide… comme mon cœur…

Mais je ne pouvais pas rester là.... Je me souvenais de la prière de ma mère à Athéna et en murmura une pour ma famille, pour qu'ils puissent gagner le doux séjour d'Elysion et que la déesse de la Sagesse puisse m'aider à les rejoindre. Je terminais en maudissant Hadès, Zeus et tous les autres Dieux pour avoir permis ce massacre. Partir me venger sur les habitants des alentours effleura mon esprit engourdi, mais même cette idée ne réchauffa pas mon âme et mon cœur vide. Je sentais pourtant la douleur battre au fond de moi, je n’en voulais pas… je ne voulais rien ressentir, surtout pas la douleur et le chagrin… je voulais garder cette indifférence qui avait envahi mon âme…

Je fus saisi d'une faiblesse et m'écroulais sur le sol. Finalement, le coup de l'homme m'avait sans doute fait plus mal que je ne le croyais.
Je sentais mon esprit partir à la dérive. Dans un sursaut de survie, je combattis cette faiblesse. Je ne voulais pas mourir. Je voulais vivre et garder cette sombre indifférence du monde dans mon cœur.

Une voix résonna dans mon esprit mourrant:
"enfant, ne craint rien. mon nom est Calian, je suis un Oracle d'Athéna... ta prière a été entendue par ma souverraine.... ta bravoure est certaine...rejoins nos rangs et tu obtiendras la puissance et la dureté que tu souhaite obtenir ...jure fidélité et devient un chevalier d'Athéna"

Je ne savais pas pourquoi on me proposait une telle chose... mais si cela me permettait de vivre sans cette douleur latente....

J'acceptais.

Je retrouvais mes esprits, allongé sur le sol. Il m'avait semblé rêver.... cette voix.... Calian... Etait-il réél???
Je me levais et parcourus du regard une dernière fois ce qui fut autrefois ma maison sans rien ressentir.... Même cette douleur qui avait été présente au fond de moi avait disparue.... il ne restait que du froid et du vide.... le néant....

Sans un regard en arrière, je quittais Mycènes et parti à la recherche de ce fameux Calian, l'oracle d'Athéna. S'il était bien réel, alors je le trouverais....
Une légende voulait qu'il y eu un escalier infernal à franchir avant d'arriver au Parthénon, et je me mis en route pour le gravir.
Revenir en haut Aller en bas
 
Bud
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GodWarriors - Le Sanctuaire d'Athéna :: Le sanctuaire d'Athéna [RP] :: Les Apprentis d'Athéna-
Sauter vers: