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 La voie périlleuse

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Hegel
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Date d'inscription : 05/06/2006

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Legion: Pas de légion

MessageSujet: La voie périlleuse   Mer 28 Juin - 1:41

Arrow Cap Sounion (forum général)

Hegel franchit bientôt les portes athéniennes,
Et s’en fut trouver Khâphe : « Avant que je t’entraîne,
Il te faut affronter une dernière épreuve :
Vois-tu cette montagne qui surplombe le fleuve ?
Le Sanctuaire d’Athéna, où siègent nos oracles,
Trône à son sommet, grand et majestueux spectacle !
Un chemin escarpé, cruel aux pieds fragiles,
Bordé de précipices, semé de pièges subtils,
Y conduit. Il te faut le gravir au péril
De ta vie, et prier nos augustes édiles,
De te recevoir comme chevalier d’Athéna.
Si la déesse le veut, l’un d’eux t’adoubera.
Je te préviens enfin, que les âmes impures
Ne peuvent pénétrer dans ces immenses murs :
Des gardiens puissants veillent à ce que nul ne passe,
Qui n’ait d’abord pris soin, pour vénérer Pallas,
De se purifier corps et âme, dans les thermes
Qui se trouvent au sommet.
» C’est dans ces propres termes
Que parla Khâphe au fils d’Elops, qui répondit :
« J’irai me purifier, comme tu me l’as dit,
Une fois franchie la Voie Sacrée. Si Athéna
M’en juge digne, alors l’oracle m’adoubera.
»

Hegel est parvenu au pied de la montagne :
Ses rocs aigus semblent tranchants ; des aigles planent
A son sommet, que bordent des ravins profonds.
La Voie Sacrée foulée jadis par Apollon
Est à peine un sentier. Chaque roche est traîtresse
Et roule sous le pied que des épines percent,
Car la ronce elle aussi, qui griffe et qui déchire,
S’oppose aux intrépides qui tentent de franchir
La voie divine. Le moindre roc, la moindre arête,
Coupe comme une lame, de la base à la crête !
Plus haut, c’est une brume hypocrite et sournoise,
Qui conduit l’imprudent à sa perte ! On y croise
Les squelettes de ceux qui évitèrent ce piège
Pour devenir les proies du suivant : privilège
Funeste de ceux qui parvinrent presque au sommet !
Car les dernières hauteurs sont d’embûches semées :
Le sentier y devient une rampe précaire
Qui serpente entre deux ravins profonds : la pierre
S’effrite et se dérobe sous les pas ; il suffit
D’un faux pas, ou du plus léger déséquilibre
Pour basculer ! Au ciel, une étoile luit et vibre :
C’est Spica de la Vierge, qui salue le matin.
Hegel y voit un signe et part vers son destin.

Son ascension commence. Les ronces les premières
Entravent sa montée, ensanglantant ses chairs.
Les arêtes rocheuses lui meurtrissent les pieds,
Maintes fois il trébuche, se relève : le sentier
Déploie toutes ses armes : combat trop inégal
De l’homme contre le mont et tout son arsenal !
Mais Hegel vaillamment fait front, monte, progresse
Malgré tout ce qui coupe, ce qui tue, ce qui blesse.
Il endure cette épreuve en priant sa déesse,
Et gagne les hauteurs qu’une brume traîtresse
Dissimule. A tâtons, il cherche des issues
Qui se dérobent aux yeux. Il se pense perdu.
Ses jambes le trahissent, ses forces l’abandonnent
Il s’arrête, brisé, et s’étend: « Non, personne
Ne saurait triompher de semblables obstacles !
C’en est fait ! le sanctuaire et ses sages oracles
Sont hors de portée pour le commun des mortels !
»
Tandis qu’il se disait ceci, les yeux au ciel,
La lueur d’une étoile plus vive que les autres
Traversa le brouillard : Spica guidait l’apôtre
D’Athéna ! Le courage aussitôt lui revint.
Se relevant, longeant les immenses ravins,
Il retrouva sa route. S’agrippant aux rochers,
Se hissant aux parois, les mâchoires serrées,
L’œil injecté de sang, lentement, il s’élève.
Il parvient au-dessus de la brume. Son glaive
L’embarrasse: il le jette au fond d’un précipice.
Son armure lui pèse aussi : cette pelisse
De cuir est inutile à présent. Il la quitte.
A demi nu, Hegel poursuit. La Voie ensuite
Se rétrécit, n’est plus qu’une rampe fragile,
Une arche de pierre qui enjambe un vide où mille
Courageux ont péri. Ses jambes le trahissent,
Ses yeux se voilent, son pas titube, hésite et glisse…
Il manque de tomber plus d’une fois : il lui semble
Que des voix provenant des gouffres crient ensemble
Son nom, qu’elles l’appellent. Ses oreilles en bourdonnent !
Malgré tout il avance. Epuisé, il progresse
Ainsi qu’un somnambule : peut-être la déesse
Veille-t-elle sur lui, car chacun de ses pas
Semble être le dernier et devoir au trépas
Le mener –et pourtant, le pas suivant succède
Sans qu’il tombe! Chancelant, par miracle il accède
A l’autre bout de l’arche : devant lui apparaissent
Les remparts du sanctuaire sacré de sa déesse !


En voyant l'inconnu en sang qui se présente,
Les gardes, méfiants, exigent qu'il se présente.
Sitôt qu'il s'est nommé, ils l'accueillent et s'empressent
De le soutenir: Khâphe, confiant dans la hardiesse
Du jeune homme, avait pris la peine de prévenir
Qu'il se présenterait au sanctuaire. On admire
Son courage, mais Hegel a besoin de repos:
On le mène à l'auberge des thermes où aussitôt
Il s'endort épuisé dans la chambre commune.


Arrow Les thermes
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